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Une news

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ESPRIT TCP, ES-TU LA? OUI...

Mar. 21 novembre 2017
 

L’équipe féminine s’est retirée une belle épine du pied dimanche dernier en dominant Montpellier (4-2) à l’issue d’une rencontre à hauts risques et d’un ultime double palpitant. Sévèrement battus à Bordeaux mais victorieux de Blagnac, les garçons attaquent la dernière ligne droite avec un fol espoir. 

Soudain, au terme d’un super tie-break irrespirable, ce fut un feu d’artifices d’émotions en tous genres. Les doutes se sont évanouis, laissant la place à des scènes de partage si belles à voir. Dans les yeux des « héroïnes », on devinait une joie mêlée d’incompréhension. « Comment a-t-on pu faire ça ? » L’équipe d’en face était plus forte individuellement mais le collectif du TCP a fait la différence. Magie d’un dimanche soir où l’on voit « Captain Jeanne » faire l’avion, Marina tendre ses mains pour prouver qu’elles en tremblent encore et Stéphanie Foretz, larmes dans les yeux, crier « on l’a fait » dans la ronde improvisée des filles Puis, voyant Juliette Loliée fondre en larmes, prendre dans ses bras sa jeune coéquipière.

Enfant du club, Juliette est remuée par ce happy-end presque irréel qui l’a vue mettre son premier pied dans l’équipe de ses idoles après l’avoir approchée l’année dernière en tant que remplaçante. Comme tout le monde, elle connaissait l’enjeu de cette deuxième rencontre. Dans la chaleur du club-house, on refaisait ce match référence. Celui qui assure – probablement – le maintien en première Division. « Eh les filles, 49 messages ! Faut vous calmer !» s’étonnait Stéphanie Foretz, en découvrant l’activité whatsApp du groupe.

 


Vents  contraires 

Car il avait fallu compenser les absences des têtes de l’équipe, qui se sont accumulées les jours précédents comme un roman noir. Mais le TCP sait faire front, même quand les vents sont contraires. Pourtant, vers 15h, ça soufflait fort. Juliette Loliée avait perdu son simple et Stéphanie Foretz était menée une manche à zéro par la jeune Tessah Andrianjafitrimo. Et la numéro 1 de Montpellier, la Slovène Hercog, 35e mondiale en 2011, faisait figure d’épouvantail…

Mais l’horizon s’éclaircissait à mesure que la lumière déclinait sur les courts. « Steph » imposait son expérience. Sur le court voisin, Marina Shamayko donnait une leçon à Jade Suvrijn dans un match ébouriffant.

Et arrivait le « chef d’œuvre » de Lou Brouleau, propulsée numéro 1 de l’équipe. « Déjà, à Cormontreuil, j’avais pu me mesurer au rythme de Krajicek et ça m’a bien aidée », soulignait-elle. Pourtant, quelques coups droits surpuissants de la longiligne slovène soulevaient quelques murmures admiratifs dans les travées. Lou s’accrochait, écartait deux balles de set à la hussarde et décrochait la première manche 7-6. Distancée 4-0 dans le 2e, elle aurait pu envoyer un signal négatif à son adversaire en lâchant pour se projeter vers une manche décisive. Mais elle grignotait son retard avant d’aller chercher le plus beau succès de sa carrière. « Je savais qu’elle était 101e et je n’avais jamais affronté une fille aussi forte », disait-elle, aux anges. Deux heures plus tard, son visage était moins souriant. Associée à Juliette Loliée, elle venait de perdre le double 2, permettant aux Montpelliéraines de revenir à 2-3.

Collée au filet de séparation, elle priait presque pour que Stéphanie Foretz et Marina Shamayko réussissent le miracle face à la paire Hercog-Andrianjafitrimo. A 19h, tout allait se jouer sur un ultime super tie-break. Au bout la joie ou la tristesse de mettre en danger la pérennité du TCP en D1. Devant quelques irréductibles supporters, cet exercice prenait une sale tournure : 0-3 puis 3-7. A cet instant, Stéphanie Foretz sortait un tour de magie de sa raquette : une volée amortie de revers délicieuse. Le signal de la révolte. Sur la première balle de match en faveur du TCP, « Steph » était punie d’un smash dans les… fesses signé Hercog. Simple péripétie. A 9-10, Tessah Andrianjafitrimo partait à la faute, libérant les « técépistes », presque plus exubérantes que lors du titre remporté l’an passé à Lannion. Ca méritait bien une coupette de Champagne. L’échec du mercredi en Champagne – justement – était oublié. Malgré le renfort affectif de Pauline Parmentier – venue en tant que capitaine adjoint – , Cormontreuil s’était imposé 4-2, avec un succès 10-8 dans le super tie-break du double 2. Ce mercredi, les filles se rendent à Metz l’esprit libéré. Certes, les Lorraines ont remporté leurs trois premières rencontres assez aisément. Face au TCBB, elles ont aligné une grosse armada, avec quatre joueuses du top 200. Dimanche, clap de fin à la maison avec un derby prometteur face aux voisines du TC Boulogne-Billancourt. Sur fond de finale de coupe Davis, il peut y avoir de l’ambiance au club.


Une demi-finale à Quimperlé ?

Et les garçons ? Toujours dans la course à la finale. Car ils maîtrisent l’art du rebond. Corrigés 6-0 sur les terres battues de la Villa Primrose, les joueurs de Jean-Christophe Faurel ont superbement réagi face à Blagnac, venu aux TCP avec deux Espagnols de renom : Pablo Andujar et Tommy Robredo. Ce dernier, ex-5e mondial, trouvait sur sa route… Gilles Simon, 6e à son top. « J’ai toujours été attaché aux Interclubs et j’avais promis d’être disponible sur deux dates », précisait-il. Sans match officiel depuis Bercy, « Gilou » a joué à la perfection son rôle de leader en collant 6-1 6-1 à Robredo. « Il n’a pas dû faire une faute », confiait, admiratif, Jérôme Haehnel. 

Comme Jonathan Eysseric avait rempli sa mission et que Mathias Bourgue avait fini plus fort que Andujar, le TCP comptait trois points avant les doubles.

Restait à « finir » le travail proprement. Tristan Lamasine – battu en simple – et Jonathan Eysseric, prenaient logiquement le dessus face au Néerlandais Middelkoop et au jeune Gaston. A côté, Gilles Simon et Marco Chiudinelli appuyaient sur l’accélérateur dans le super tie-break.

Cette deuxième victoire 5-1 permet au TCBB d’être troisième au classement. Mercredi, à la maison, face à Arras, Gilles Simon sera encore là. « Mais samedi, je serai à Lille pour soutenir les copains en finale de la coupe Davis », prévient-il. « Chiudi » sera là aussi. Et ce sera la dernière fois que les membres pourront apprécier à la maison cet équipier hors-pair. N’oublions pas qu’il était du titre il y a quatre ans à Marcq-en-Baroeul. En cas de succès face aux Nordistes, les « técépistes » iront à Quimperlé avec l’idée de réussir le casse du siècle. Un exploit chez les Bretons – associé à une contre-performance de la Villa Primrose –et les portes de la finale de Lannion pourraient s’ouvrir. Avec l’esprit TCP, tout est possible. Les filles l’ont montré dimanche.

 

 

 

HOMMES

Deuxième journée

Primrose- TC Paris 6-0


Stakhovsky (n°12) b. Bourgue (TCP/n°16) 2/6, 6/4, 6/2
Munoz dela Nava (n°34) b. Chiudinelli (TCP/n°25) 6/2, 6/1
Joaun (n°47) b. Lamasine (TCP/n°27) 6/4, 6/4
Teixeira (n°71) b. Eysseric (TCP/n°57) 1/6, 7/5, 6/4
Llodra-Roger-Vasselin b. Eysseric-Lamasine (TCP) 6/2, 4/6, 10-3
Stakhovsky-Jouan b. Bourgue-Chiudinelli (TCP) 6/3, 7/5

Grenoble-Blagnac 4-2
Arras-Quimperlé 2-4

Troisième journée

TC Paris-Blagnac 5-1

Simon (TCP/n°7) b. Robredo (n°14) 6/1, 6/1
Bourgue (TCP/n°16) b. Andujar (n°59) 2/6, 6/3, 7/5
Middelkoop (n°88) b. Lamasine (TCP/n°27) 6/3, 7/6
Eysseric (TCP/n°57) b. Gaston (-15) 6/3, 6/4 
Simon-Chiudinelli (TCP) b. Robredo-Andujar 6/3, 6/7, 10/6
Lamasine-Eysseric (TCP) b. Middelkoop-Gaston 2/6, 6/2, 10-6 

Grenoble-Arras 3-3 
Quimperlé-Primrose 3-3


CLASSEMENT. 1. Villa Primrose 8 pts ; 2. Quimperlé et TC Paris 7 pts ; 4. Grenoble 6 pts ; 5. Arras et Blagnac 4 pts. 

FEMMES

Deuxième journée 

Cormontreuil- TC Paris 4-2

Voegele (TCP/n°6) b. Martincova (n°6) 5/7, 6/2, 7/6
Krajicek (n°24) b. Brouleau (TCP/n°25) 6/4, 3/6, 6/3
Friedsam (n°41) b. Brianti (TCP/n°33) 7/5, 6/2
Foretz (TCP/n°40) b. Fedossova (-15) 6/4, 6/2 
Krajicek-Martincova b. Voegele-Brianti (TCP) 6/3, 6/1
Friedsam-Roesch b. Brouleau-Foretz (TCP) 6/4, 3/6, 10/8

Montpellier-Metz 0-6

Troisième journée 

TC Paris-Montpellier 4-2

Brouleau (TCP/n°25) b. Hercog (n°6) 7-6, 7-5
Foretz (TCP/n°40) b. Andrianjafitrimo (n°9) 5/7, 6/2, 6/1
Shamayko (TCP/-15) b. Suvrijn (n°29) 6/3, 6/3
Sannac (- 4/6) b. Loliée (TCP/ - 4/6) 6/2, 6/2
Foretz-Shamayko (TCP) b. Hercog-Andrianjafitrimo 4/6, 6/3, 11/9
Suvrijn-Sannac b. Brouleau-Loliée (TCP) 6/3, 6/4 

Metz-TCBB 4-2

CLASSEMENT. 1. Metz (3 m) 9 pts ; 2. TCBB (2 m), TC Paris (2 m) et Cormontreuil (2m) 4 pts ; 5. Montpellier (3m) 3 pts.

 

 

HOMMES

4e journée : mercredi 22 novembre 

TC Paris-Arras
Quimperlé-Grenoble 
Blagnac-Villa Primrose

5e et dernière journée, samedi 25 novembre 

Quimperlé- TC Paris
Arras-Blagnac 
Grenoble-Villa Primrose

DAMES

4e journée : mercredi 22 novembre 

Metz-TC Paris
TCBB-Cormontreuil 
Exempt : Montpellier 

5e et dernière journée : dimanche 26 novembre 

TC Paris-TCBB
Montpellier-Cormontreuil 
Exempt : Metz 

 

 

« C’est presque meilleur que le titre! » 

De Jeanne Clérin, la capitaine du TCP, stressée avant et pendant cette rencontre mais libérée une fois le succès brillamment acquis.

 

« 552 »
L’écart de places WTA entre la Slovène de Montpellier Polona Hercog (101e mondiale) et la « Técépiste » LouBrouleau, 653e dans la hiérarchie mondiale, auteur d’une sacrée "perf".

 

Jonathan Eysseric a joué son unique rencontre dans les installations du TCP, ce samedi. Le gaucher était attendu à Lille pour servir de sparring-partner à l’équipe de France de coupe Davis. « J’ai essayé de négocier une arrivée dimanche matin mais Loïc Courteau s’est montré intransigeant. » « John » a donc pris le dernier train pour le Nord afin d’être au taquet pour un entraînement de double programmé à dix heures. 

Olivier Ramos, nouveau directeur sportif du TCP, a pris le verre de l’amitié samedi soir avec le TC Blagnac. Et pour cause, il a défendu des couleurs du club toulousain durant une saison. Ca a laissé de bons souvenirs à tout le monde, visiblement.

Scène cocasse mercredi dernier à Cormontreuil lorsque Alberta Brianti quitte le club pour prendre le taxi du retour. « Tu as de l’argent français ?», lui lance-ton. Eclat de rire général. C’est vrai que dans cette « banlieue lointaine de Prague », le dépaysement est total au point de se croire en zone hors Euro…


Marco Chiudinelli foulera mercredi les courts du TCP pour la dernière fois. « La première fois que j’ai porté les couleurs du TCP, c’était en 2009, à Patton Rennes. Marc Gicquel était en face », se souvient-il. Fidèle, toujours disponible, le Suisse aura-t-il la larme à l’œil, comme lors de ses adieux au circuit professionnel fin octobre à Bâle sous les applaudissements de son ami d’enfance Roger Federer ?

 

par Marion BOMBARDIER